Article de presse

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« Dire merci aux artistes de leur vivant ! »

Par Fayçal Métaoui
In El Watan du, 15 Septembre 2009

---Pourquoi le choix de l'hommage à Amar Laâchab, à Hassen Saïd et à Hadj M'rizek pour cette quatrième édition du Festival du chaâbi ?

--Hadj M'rizek s'inscrit dans la lignée de Hadj M'hamed El Anka. El Anka est le fondateur de ce genre musical. Il lui a donné une structure que nous connaissons aujourd'hui. L'école d'El Anka s'est divisée en branches par deux ou trois voies. La première grande voie est celle de Hadj M'rizek. La logique serait qu'on commence aujourd'hui par lui. Pour la première édition en 2006, nous avions rendu hommage à El Anka, pour la deuxième, ce fut autour de El Hachemi Guerrouabi, qui venait juste de s'éteindre, nous ne pouvions pas ne pas lui rendre hommage. Pour la troisième édition, nous avons choisi d'honorer Mohamed El Badji qui est un grand militant de la cause nationale et qui a écrit beaucoup de chansons lorsqu'il était en prison. C'était un personnage atypique. Dans la programmation générale de cet espace, il y a une volonté certaine de se souvenir des grands interprètes, auteurs et compositeurs du chaâbi mais aussi d'évoquer le présent. Aujourd'hui, de grands interprètes sont en vie. Il serait donc bien de leur dire merci de leur vivant. Qu'ils soient honorés par l'état, par la communauté artistique et par le public. On réédite leurs travaux et on les fait connaître. Le passé, le présent et le futur. Et l'avenir en aidant les jeunes à se lancer dans cet art...

---Amar Laâchab a été quelque peu oublié !

--Amar Laâchab et Hassen Saïd avaient un lien direct avec El Hadj M'hamed El Anka. Ils étaient les premiers élèves d'El Anka lorsqu'il avait ouvert le conservatoire d'Alger. Laâchab est certes parti en France, mais il a laissé une grande école. Beaucoup d'artistes marchent sur ses pas. Ils ne sont pas nombreux mais c'est une vraie école. Comme celle de Hassen Saïd qui est complexe puis qu'il faut avoir une belle voix. Il n'y a que le génie de Abdelkader Chaou qui a repris cette voix et qui l' a développée.

---Existe-t-il une véritable relève dans le chaâbi ?

--Je suis doublement heureux. Il est vrai que certains jeunes artistes sont moyens. Mais, ll y a de la qualité. Les bons sont en grand nombre. Ils se trouvent à travers le territoire national. Il n'y a plus de complexe aujourd'hui. Il y a quelques années, on disait que le chanteur d'Alger était mieux que celui de Souk Ahras. Et bien, aujourd'hui non, on ne peut plus dire cela.

---Le chaâbi n'est plus une musique des grandes villes...

--Voilà ! La qualité est partout. Autant pour le texte que pour la connaissance. Qu'est-ce que nous avons fait cette année : nous avons engagé une opération de communication. Nous parlons de poésie, de musique, de théorie musicale, des grands maîtres. Lorsque nous avons créé ce festival, notre premier grand slogan était la connaissance et le savoir dans ce domaine. Introduire la science, la connaissance et le savoir est la meilleure démarche pour faire marcher cette maison qui s'appelle la chanson chaâbie. Pouquoi ? Parce qu'elle véhicule notre identité, notre histoire, notre sociologie. Ce que nous avons vécu se trouve dans les poèmes chantés par les artistes du chaâbi tout simplement. En plus, la poésie populaire des siècles passés était un véhicule qui permettait de transporter les messages culturels de la nation. En Algérie, depuis au moins quatre ou cinq siècles, les poètes avaient utilisé ce moyen pour nous transmettre des informations tout comme le fait aujourd'hui le journaliste, l'historien ou le sociologue. Il existe une extraordinaire richesse dans cette poésie. C'est pour cette raison que nous avons institué cette année, la journée d'étude pour montrer aux jeunes qui auront cette charge de mettre en valeur la chanson chaâbi d'une façon générale avec les connaissances qui en sont liées.

---N'existe-t-il pas un problème de maîtrise de textes, des mots et des sens ?

--C'est justement pour cette raison que nous avons créé cet atelier. Il y a beaucoup d'erreurs dans l'interprétation des textes. Nous avons lancé également un autre instrument qui est le diwan. Chaque année, on publie un diwan. Nous avons institué, à partir de cette année, la déclamation publique d'un texte, corrigé et vérifié. Le texte écrit est distribué au public et remis aux chanteurs.

---La sélection des candidats était-elle facile ?

--Nous avons expliqué aux 321 premiers candidats qu'il fallait répondre à un certain nombre de critères pour pouvoir être sélectionnés pour la finale. Sur les 30 finalistes, neuf seront récompensés. Les lauréats seront soutenus sur tous les plans. Nous allons les revoir tous les deux mois pour les programmer à la télévision et pour les appuyer à produire des CD. Nous allons assurer le suivi, même si cela n'est pas obligatoire. On le fait pour garder nos lauréats dans la famille du chaâbi et pour les encourager. La preuve : cette année nous avons pris les premiers de chaque édition pour l'inauguration du festival.
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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 13:44

Article de presse

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La promesse de Boudjemaâ El Ankis

Par Fayçal Métaoui
In El Watan du 15 Septembre 2009

La quatrième édition du festival national de la chanson chaâbi s'achève aujourd'hui au théâtre national Mahieddine Bachetarzi à Alger avec l'attribution des prix à neuf candidats parmi les trente engagés dans le concours.

Dimanche soir, le public a découvert les voix de Djillali Benbouziane de Mostaganem, Djamel Sahouadj de Chlef, Achour Beddiaf de Annaba, Nassim Ouzegane de Miliana et Mohamed Benmokadem de Tipaza. Accompagnés par un orchestre chaâbi au grand complet dirigé par Mokdad Zerrouk et dans lequel Cheikh Namous, compagnon de longue date de El Hadj M'hamed El Anka, fait figure d'une véritable mascotte, Les quatre candidats évoluaient devant un jury dirigé par El Hadj Boudjemaâ El Ankis, 82 ans. « Il y a des candidats qui n'ont pas respecté le mizan(gamme) et d'autres qui l'ont bien respecté. Il y a des voix qui sont bonnes et qui ont de l'avenir », nous confie Boudjemaâ El Ankis, souriant et alerte, dans les coulisses du TNA. Selon lui, certains participants manquent de maîtrise dans l'interprétation. « Il faut continuer et il faut aider ces jeunes à mieux maîtriser l'art. Je suis prêt à les soutenir avec ce que je sais dans cet art. Rassurez-vous, je ne serais pas avare. C'est une promesse », ajoute l'auteur de Anaya Bejfak. Il est heureux de constater que la relève existe bel et bien dans l'art du chaâbi. « S'il n'y avait pas de relève, on ne serait pas là ! », dit-il. Vêtu d'une tenue traditionnelle mostaganémoise avec la fameuse chechia rouge courte et le pantalon testifa, Djillali Benbouziane, 42 ans, a été le premier à passer sur scène. Il a interprété une qcida de Lakhdar Benkhelouf Ya rassoul Allah ana khir shaabi avant de terminer avec Nebda kouli bissmallah. « J'ai une expérience artistique de 25 ans. J'ai appris à l'école de Nadi El Hilal El Thaqafi de la musique andalouse. J'y suis actuellement en tant que musicien, chanteur et formateur », précise Djillali Benbouziane qui insiste pour dire que le chaâbi est fort apprécié à Mostaganem.
« C'est notre eau ! », appuie-t-il. Bientôt, un album de Djillali Benbouziane, édité par Belda music sera sur le marché, intitulé Sfinet lakdar. « Il y a du hawzi avec Hbibi nemchilou, des qacidate et des inqlabatte », précise l'artiste qui annonce la sortie dans les prochaines semaines d'un autre album Bechara, purement chaâbi. Achour Beddiaf, 33 ans, de Annaba observe que beaucoup de jeunes talents se cachent dans les quartiers parce qu'ils n'ont pas trouvé l'occasion de s'exprimer. « C'est grâce à ma fréquentation du milieu du chaâbi que j'ai entendu parlé de ce festival. D'habitude j'anime des fêtes de mariage et des concerts privés », dit-il. Elève à l'association Ochak El Andalous, Achour Beddiaf a perfectionné son art et son jeu d'instruments surtout le mandole. « J'ai appris à jouer la musique sur la guitare de mon frère », se rappelle-t-il. Il est fier de relever que les grands maîtres du chaâbi ont toujours vécu à Annaba. Il en veut pour preuve, El Hadj Mhamed El Anka qui a habité cette ville pendant plusieurs années. Face au public, Achour Beddiaf a interprété un mdih, Koul nour menour el hachemi kmel de Mbarek Essoussi. « Il faut qu'on se débrouille pour trouver les textes. Il faut 'naviguer' ! », dit-il. Nassim Ouzegane, 33 ans, de Miliana avoue que son ami Mohamed Saâdaoui l'a encouragé à participer au festival et lui a montré la procédure à suivre pour y accéder.
Nassim Ouzegane a fait ses premiers pas dans l'art andalou dans l'association Ziriya de Miliana où il a joué du qanoun. « Après, j'ai tenté ma chance et je me suis orienté vers le chaâbi depuis quatre ans. J'ai ma propre troupe et j'anime souvent des fêtes de mariage », dit-il soulignant que Miliana regorge « de machayikh et de senaâ » du chaâbi et de l'andalou. « Si j'aurai des moyens matériels à l'avenir et si je trouve un bon parolier, j'éditerai des albums. Pourquoi pas ! », souligne Nassim Ouzegane. Il a pendant quinze minutes (temps imparti par le jury), interprété Ya el hwa rouht nselem de Mohamed Benmesayeb. Mohamed Benmokadem, 24 ans, de Tipaza a lui, choisi une qcida de Lakhdar Benkhelour Essmou fi el djena belkacem. Ce jeune artiste a une voix qui rappelle beaucoup celle de feu Abderrahmane Aziz. Natif de Sidi Ghiles, Mohamed Benmokadem active avec l'association Ceasaria de Cherchell. Aidé par son frère et par Djamel Megharia, Djamel Sahouedj, 45 ans, joue du chaâbi depuis le milieu des années 1970. Il maîtrise parfaitement
le mandole. Mardi soir, il a interprété une qcida de cheikh Ouazzani, Mohamed zahwat bali. Hors concours, Mohamed Touzène a interprété Ya Taleb, une qcida gharami de Bensahla alors que Mustapha Boudchiche de Sétif a rendu hommage à Mohamed El Badji en reprenant certains de ses titres. Ce soir la finale aura lieu l'attribution des prix et les hommages seront rendus à Hadj Mrizek, Hassen Saïd et Amar Laâchab. La soirée sera animée par Abdelhamid Djelouadji de Skikda, Abdelkader Ghlamellah de Mostaganem et Liamine Haïmoun d'Alger. Toutes les informations sur le festival sont sur le blog de Abdelkader Bendamèche : www.fnc-chaabi.skyrock.com
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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 13:50

Ouverture du Festival

Ouverture du Festival
Mr Abdelkader Bendameche accueillant Madame la Ministre de la Culture
à l'entrée du Théâtre National Mahieddine Bachetarzi
le Mercredi 09 Septembre 2009 à 21 heures 30
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# Posté le samedi 12 septembre 2009 15:14

Exposition figures du Chaâbi

Exposition figures du Chaâbi
Mr Abdelkader Bendameche faisant visiter l'exposition photos à Madame la Ministre de la Culture
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# Posté le samedi 12 septembre 2009 15:16

Ouverture de la 4ème édition du Festival National de la Chanson Chaâbi

Ouverture de la 4ème édition du Festival National de la Chanson Chaâbi
prestation du groupe Zorna Tchougal à l'ouverture


Ouverture de la 4ème édition du Festival National de la Chanson Chaâbi
Atmosphère de fête


C'est dans une atmosphère de fête et devant une salle archicomble que la 4ème édition du Festival National de la Chanson Chaâbi a démarré ce mercredi 9 Septembre 2009 à 22 H 30 au Théâtre National Mahieddine Bachetarzi.
Rehaussant par sa présence et celle de son staff, Madame Khalida Toumi a visité l'exposition des grandes figures du chaâbi qui s'enrichit d'années en années.
Au stand de l'ENAG, Madame la Ministre de la Culture s'est longuement attardée devant la série de publications proposée à la vente durant toute la période du Festival.
Accompagné par Mr Abdelkader Bendamèche, commissaire général du festival, elle s'est installée au premier rang avant que le groupe Tchougal de zorna algéroise entonne des airs qui rappellent Dzayer el qdima, celle de Mrizek, de Fadéla Dziriya, de Boualem Titiche, d'El Anka ou de Mahieddine Bachetarzi.
L'air est savamment entretenu et reconstitué avec fidélité au cours de cette première soirée qui a vu la prestation de quatre candidats d'Alger, de Tizi Ouzou, de Mostaganem et de Béjaîa.
La partie hors concours était animée par les premiers prix des précédentes éditions, ce sont Charf Mohamed Réda (2006), Bourouba Abdelhak 2007) et Benyeghzer Youcef (2008).
L'orchestre national constitué de 21 musiciens, dirigé par Cheikh Zerok Mokdad a été rehaussé par la participation de Cheikh Namous (90 ans) avec son légendaire Guenibri.
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# Posté le vendredi 11 septembre 2009 13:18

Modifié le samedi 12 septembre 2009 15:03

Ouverture solennelle de la 4ème édition du Festival National de la Chanson Chaâbi

Ouverture solennelle de la 4ème édition du Festival National de la Chanson Chaâbi
Mr Abdelkader Bendamèche prononçant une allocution de bienvenue et de présentation d'un aperçu historique du Festival.
Au nom de Madame la Ministre de la culture présente à la cérémonie inaugurale il a déclaré officiellement cette compétition nationale ouverte.
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# Posté le vendredi 11 septembre 2009 13:12

Modifié le samedi 12 septembre 2009 15:23