Mostaganem

Mostaganem
Aperçu historique

Mostaganem se trouve au Nord de l'Algérie à 365 Km Ouest d'Alger. Elle jouit d'une position géographique stratégique et une aire d'influence régionale, du fait même de l'existence de son important port de commerce, et de son réseau de voies de communication qui la lie à plusieurs wilayates. Ainsi, la région de Mostaganem dispose d'atouts économiques, dont l'exploitation offre des perspectives de développement économique prometteuses dans les domaines, agricole, maritime, industriel et surtout touristique. Les wilayates limitrophes sont : à l'Est, la Wilaya de Chlef, au Sud-est, la Wilaya de Relizane, à l'Ouest, la Wilaya d'Oran et au Sud-ouest, la Wilaya de Mascara. Mostaganem est constituée de 32 communes réparties sur 10 dairates
Il serait en vain de chercher dans les livres arabes l'étymologie du mot " Mustaghanim " aucun historien ou géographe arabe ne fait connaître d'une manière précise le sens ou les raisons de cette appellation. Par contre plusieurs essais d'explication sont diversement conservés chez les populations locales :Mustaghanim serait composé de deux termes distincts , Machta (Station hivernale) et Ghanem (Riche éleveur de mouton).Mustaghanim : Marsa Ghanem, c'est à dire le port du butin. Mustaghanim viendrait de Misk Al-Ghanem : abondance de troupeaux. Enfin pour les quelques historiens de l'antiquité, c'est plutôt à un Port romain "murustaga" que Mostaganem doit son étymologie.
La côte de Ténès à Arzew était bien connue des phéniciens qui y avaient établi des comptoirs : Petit-port et Ouillis dans le Dahra et Kharouba prés de Mostaganem. La ville aurait été fondée au Moyen âge, certains attribuent sa fondation aux almoravides qui, durant le XIème siècle en furent les maîtres vers 1082. Youcef Ibn Tachfine, le fondateur de dynastie Almoravides se serait contenté de construire un "bordj" sur une colline au nord de l'actuelle agglomération.
On attribue la construction de la grande Mosquée de Mostaganem en l'an 1340 au Sultan mérinide Abou El-Hassen Ali Ibn Abi Saïd. Les entreprises espagnoles dans le Maghreb central et oriental avaient commencé dés 1505, date à laquelle le Cardinal Ximenes sous le règne des Rois Catholiques fit occuper Mers El-Kébir. Les souverains de Tlemcen et Tunis affaiblis par les guerres et les luttes intestines se montrèrent incapables de relever le défit espagnol.
La véritable importance de Mostaganem semble être due à l'établissement d'un grand nombre de familles andalouses qui furent attirées par la fertilité du sol. Elles fondèrent alors des exploitations agricoles qui firent la renommée de la région. Grâce à cette population active et nombreuse, la région se couvrit de magnifiques villages. Vers 1580, la ville était opulente et vivait dans le luxe, les impôts payés aux turcs d'Alger en sont la preuve. Les Arabes et plus tard les Turcs ont crée de nombreux centres, tels que Kallaa des Beni-Rached, Mazouna qui disputèrent à Mostaganem son rôle de métropole. La région de Mostaganem a donné de grands noms à l'histoire ; citons pour mémoire les écrivains poètes "Sidi Benhaoua", " Sidi Lakhdar Ben Khlouf ", " Cheikh Ahmed Ben mustapha El Alaoui ", "Cheikh Abdelkader Bentobdji " et tant d'autres.
Durant les années qui ont précédé l'invasion française, Mostaganem demeurait toujours une grande ville de l'Ouest. Plus qu'Oran, elle était la 2ème après Tlemcen.
Tijditt, Matmor et Mazagran se grouperont autour de la ville principale, elle renfermait neuf [9] mosquées. La justice était rendue par deux [2] Kadis, l'un turc de rite Hanafite et l'autre arabe de rite Malekite, leur jugement n'avait d'appel que devant le Bey d'Oran. Il est à noter qu'Oran libérée définitivement de l'occupation espagnole en 1792 redevint le siège du Beylik de l'ouest. Certains habitants de Mostaganem furent transférés dans cette capitale pour la repeupler de nouveau. Le magistrat turc était en partie chargé de recueillir les impôts qui se composaient de rentes par les propriétaires pour l'entretient des lieux Saints de l'Islam.
Les Turcs et les koulouglis occupaient la ville proprement dite située sur la rive gauche de Ain-Sefra. C'était le quartier réservé au commandement Beylikal et à l'aristocratie locale, le mur d'enceinte était percé de cinq [5] portes : la porte d'Ech-Chelif au Nord, la porte de Medjaher à l'Est, la porte de Mascara au sud, la Porte d'Arzew et celle de la Marine à l'Ouest. Mostaganem fut occupée en juillet 1833 par Desmichels après une vive résistance dirigée par l'Émir Abedelkader en personne. Par le traité du 26 février 1834, un consul de l'Émir fut agrée pour résider dans la ville, l'arrêté du 8 décembre y constitue un bey de l'autorité française et le traité de la Tafna en mai 1837 la conserva à la France. La convention de la Tafna du 20 mai 1837 n'avait fait taire que momentanément les armes. Mostaganem n'a cessé d'opposer une résistance farouche à l'occupation française illustrée entre autre la bataille de Mazagran en février 1840.
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# Posté le vendredi 24 juillet 2009 08:59

Centenaire de la naissance de la Tariqa Soufie Alâwiyya 1909 - 2009

Centenaire de la naissance de la Tariqa Soufie Alâwiyya 1909 - 2009
Cheikh El Mehdi Bentounes décédé 1975 - Cheikh El Alaoui décédé 1934 - Cheikh Adda Bentounes décédé 1952

La Tarîqa Alâwiyya-Darqâwiyya-Shâdhiliyya est héritière de la prestigieuse lignée spirituelle dont la source est le Prophète Mohammed. (QLSSSL )Succédant en 1909 à son maître le cheikh al-Bouzidi, le cheikh al-Alâwî fut le revivificateur de la Tarîqa Darqâwiyya-Shâdhiliyya au début du vingtième siècle. Il sut harmoniser tradition et modernité pour donner une nouvelle dynamique à l'enseignement ésotérique de l'islam. Son oeuvre considérable et son message furent répandus aux quatre coins du monde. Il fut le premier maître soufi à introduire cet enseignement en Occident. De nombreuses et éminentes personnalités musulmanes et européennes témoignent de l'apport de sa pensée sur les plans spirituel, philosophique et journalistique. Né en 1869, mort en 1934, il fut reconnu par tous comme un rénovateur, et un combattant pour la sauvegarde de la personnalité et de la culture arabo-musulmane. Son successeur le cheikh Hadj Adda Bentounes continua son œuvre ; il fut le premier à créer une association de dialogue interreligieux en 1948 en Algérie. Il était poète, écrivain et défenseur des faibles et des opprimés.
A son décès en 1952, son fils le cheikh Mohamed- El-Mahdi lui succéda. Témoin et martyr, il assuma cette lourde charge pendant les années difficiles de la guerre d'Algérie, luttant et secourant les victimes de ce conflit. Après l'indépendance, il fit tout son possible pour préserver cet héritage culturel et spirituel face à l'inconscience d'un pouvoir absolu.
Depuis sa mort en 1975, son successeur, le cheikh Adlen Khaled Bentounes, continue à œuvrer dans cette voie. Écrivain, conférencier, pédagogue, il fut à l'origine, en 1991, de la création des Scouts Musulmans de France ; en 2008, il a lancé la fédération du scoutisme musulman européen. Membre fondateur du Conseil Français du Culte Musulman, il est aussi président d'honneur de la fondation algérienne Djanatu Al Arif pour le développement durable
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# Posté le vendredi 24 juillet 2009 08:24

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 10:26

Rencontre internationale de Mostaganem 24 - 31 juillet 2009

Rencontre internationale de Mostaganem                                                                                                   24 - 31 juillet 2009
Ville natale du cheikh al-Alâwî et de la voie soufie éponyme, Mostaganem accueillera du 25 au 31 juillet 2009 une rencontre internationale qui mêlera réflexion, actions et festivités. Durant sept jours, sept grandes questions seront posées, débattues et développées par des personnalités politiques, des responsables religieux, des penseurs, des spécialistes et des acteurs de terrain venant du monde entier.
Face aux défis majeurs qui interpellent l'humanité, et aux urgences planétaires auxquelles nous sommes confrontés, la voie soufie Alâwiyya propose de mener une réflexion profonde, à travers conférences et ateliers, laquelle aboutira à des projets concrets et des actions durables.
Nourri par la mémoire et l'histoire, ce centenaire est aussi tourné vers l'action et l'avenir. Attachée à des valeurs spirituelles et universelles qui appellent à la paix et à la fraternité, la voie soufie Alâwiyya puise depuis un siècle dans les enseignements millénaires du soufisme pour mener des actions concrètes. Avec des milliers de membres dans le monde, sa présence et son expérience lui confèrent un rôle de premier ordre et lui donnent un impact certain.
Durant l'année 2009, une rencontre internationale, une caravane de l'espoir et de nombreuses activités culturelles, artistiques et spirituelles seront organisées à travers le Maghreb et l'Europe.
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# Posté le vendredi 24 juillet 2009 08:22

Article de presse

Article de presse
Inauguration du café littéraire casbah
Pour la renaissance d'une culture oubliée

La première édition du café littéraire Casbah sera inaugurée par l'Association des amis de la rampe Louni-Arezki, en collaboration avec le Centre national de recherches préhistoriques et historiques et l'Enag au Bastion-23, ce jeudi à 15h. Cette première aura pour invité l'écrivain-musicologue Abdelkader Bendaâmèche, dans une conférence-débat sur “le patrimoine immatériel”. Cette conférence sera l'occasion pour le public de découvrir deux ouvrages majeurs : le premier sur le parcours du musicologue et créateur de la Radio algérienne, El-Boudali. Le deuxième monument n'est autre que Cheikh El-Hadj Abdelkrim Dali, pionnier de la musique classique algérienne dite andalouse.
L'objectif de ce café est de perpétuer l'action culturelle à travers des thématiques adaptées à l'univers du livre.
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# Posté le mardi 21 juillet 2009 16:38

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 07:55

Article de presse

Article de presse
Café littéraire Casbah : Mémoire ressuscitée

in ElWatan du 14juillet 2009

La célébration de la naissance du Café littéraire Casbah organisée par l'association des Amis de la Rampe Louni Arezki (ex-Valée), avec la contribution de l'entreprise nationale des arts graphiques (ENAG) et le Centre national de recherches anthropologiques préhistoriques et historiques (CNPRAH) s'est avérée une heureuse opportunité avec l'inauguration du 2e Festival panafricain. En effet, l'importance de cette manifestation constitue un évènement déterminant de résurrection culturelle africaine dans sa richesse plurielle et millénaire. Une mosaïque grandiose des splendeurs de l'art de l'Afrique éternelle dans son raffinement a été, en la circonstance, projetée avec les empreintes vives et indélibiles des figures emblématiques d'hommes et de femmes de ce vieux continent qui ont œuvré avec leur génie créateur à son rayonnement culturel à travers l'univers.

Ainsi, et à la faveur des colloques, rencontres, débats, qui ont eu lieu en marge de ce 2e Panaf, d'illustres personnages de culture et de savoir, au parcours éminemment fécond et légendaire, ont été révisités au grand bonheur d'une jeunesse avide de connaissances et en quête de repères culturels dans un monde en effervescence existentielle. C'est dans ce contexte que la 1re édition du Café littéraire Casbah a été consacrée à l'œuvre immensement riche et savante de deux monuments de la culture algérienne, El Boudali Safir et Abdelkrim Dali. Heureuse complémentarité d'une initiative qui a généré l'apparition de fragments de mémoire jusque-là méconnus au sein de la jeunesse pour reprendre la formulation pertinente et significative d'un jeune intervenant aux débats qui assène : « Ce n'est qu'aujourd'hui et à 37 ans d'âge, natif d'Alger et proche de la culture des arts lyriques que je découvre jusqu'au nom d'El Boudali Safir. » « Abdelkrim Dali quant à lui ne m'était connu qu'annuellement et périodiquement par le petit écran lors de l'Aïd El Adha à travers l'immortelle chanson Saha aïdkoum. »

La plume touffue de l'arpenteur de la mémoire qu'est l'écrivain musicologue Abdelkader Bendamèche florilège ou l'œuvre réunie d'El Boudali Safir nous restitue avec bonheur l'immensité du parcours exceptionnel d'un érudit fécond et créateur à travers le siècle. Cheïkh El Hadj Abdelkrim Dali, une vie, une œuvre, témoigne de ce que fut le grand maître de la musique andalouse de tous les temps, une valeur reconnue qui s'est inlassablement investie pour la préservation et la perpétuation du patrimoine musical algérien. Pour en connaître plus sur ces ouvrages majeurs de réappropriation de valeurs culturelles, nous reviendrons prochainement, avec le concours de l'auteur, sur l'apport inestimable d'El Boudali Safir et de Abdelkrim Dali au rayonnement du patrimoine musical de notre pays.
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# Posté le samedi 18 juillet 2009 19:37

Article de presse

Article de presse
Inauguration d'un café littéraire à la Casbah

In La Tribune
du samedi 4 juillet 2009

L'importance de la sauvegarde du patrimoine immatériel a été au centre des débats d'une conférence tenue jeudi 2 juillet dernier au palais des Raïs.
Une rencontre organisée à l'occasion de l'inauguration d'un café littéraire de l'Association des amis de la rampe Louni Arezki (ex-Vallée) et de Sidi Abderrahmane Thaalbi d'Alger.
Baptisé «Café littéraire Casbah», il s'agit d'un espace de «rapprochement et d'échanges» entre l'auteur et les lecteurs dont le but est la «conservation des repères mémoriels et l'épanouissement» de la culture locale, a précisé l'auteur Abdelkader Bendameche, cité par l'APS.
Ce dernier, qui a animé cette conférence axée sur le thème «patrimoine immatériel en mouvement», a insisté sur la nécessité de «sauvegarder, enregistrer et préserver le patrimoine immatériel par tous les moyens, vu son importance dans l'existence de toute culture et sa pérennisation».
Soulignant le rôle du livre dans l'immortalisation de tout ce qui est lié au patrimoine culturel, il a également accordé son importance à la musique, en évoquant nombre d'anciens et de nouveaux ouvrages réalisés à cet effet, dont la thématique relève de la «pérennisation du souvenir et de la mémoire de la vie et du parcours des monuments de la musique algérienne».
Parmi les nouveaux ouvrages figurent Florilège ou l'œuvre d'El Boudali Safir, Cheikh El Hadj Abdelkrim Dali, vie et œuvre, El Mouhim fi diwan chiîr el melhoun (recueil de poésies populaires) et, notamment, Anthologie du patrimoine musical algérien accompagné de quatorze coffrets et de quatorze livrets.
L'espace «Café littéraire Casbah», dans le cadre de ses activités, tentera d'«impulser un renouement de l'action culturelle à travers la pratique de la lecture» avec une petite note d'originalité, il sera itinérant et donc se déplacera de site en site à chaque fois... de quoi lui donner plus d'ampleur et de richesse.
Avec la présentation de ces ouvrages, l'association veut faire en sorte que les «immenses» personnages qui ont marqué de leur empreinte le patrimoine national ne soient pas oubliés.
De même pour les intervenants qui ont appelé les parties concernées et, en premier lieu, les pouvoirs publics, à déployer les moyens nécessaires pour sauvegarder le patrimoine immatériel et à mener à cet effet un travail d'éducation et de sensibilisation, en commençant par «l'école», car il s'agit d'une question liée directement à l'identité, ont-ils souligné.
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# Posté le samedi 18 juillet 2009 19:32